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Audrey DepuydtCoach reconversion · Wavre

Coach ou bilan de compétences : que choisir pour votre reconversion ?

Bilan de compétences, orientation, validation, coaching : les mots se ressemblent, les démarches beaucoup moins. Voici ce que recouvre chacun en Belgique, à qui il s’adresse, et comment savoir lequel vous aidera vraiment, coach compris.

Pourquoi on s’y perd

Quand on cherche de l’aide pour changer de métier, on tombe vite sur une avalanche de mots : bilan de compétences, orientation, validation des compétences, coaching de carrière, outplacement… Beaucoup d’informations qui circulent en ligne viennent en plus de France, où le « bilan de compétences » fonctionne tout autrement, avec un financement spécifique qui n’existe pas chez nous.

En Belgique, ces démarches ne répondent pas à la même question. Avant de choisir, demandez-vous d’abord laquelle est la vôtre :

  • « Je ne sais pas ce que je sais faire, ni ce qui me correspond » → plutôt bilan ou orientation.
  • « Je sais faire ce métier, mais je n’ai pas le diplôme » → plutôt validation des compétences.
  • « J’ai des pistes, mais je n’arrive pas à décider ni à avancer » → plutôt coaching.

Le bilan de compétences, en Wallonie

En Wallonie, le bilan de compétences est un dispositif encadré. Il est notamment prévu dans l’accompagnement des chercheurs d’emploi : selon le décret du 12 novembre 2021 relatif à l’accompagnement des chercheurs d’emploi, le Forem réalise un bilan des compétences lorsque c’est pertinent ou à la demande du chercheur d’emploi, afin de définir son positionnement métier. Source : Wallex, décret du 12 novembre 2021 (art. 9).

Si vous êtes demandeur·se d’emploi, c’est donc à votre conseiller ou votre conseillère du Forem qu’il faut en parler en premier : c’est gratuit et cela fait partie de votre accompagnement. Si vous êtes salarié·e, l’offre accessible dépend de votre situation et des opérateurs reconnus près de chez vous : le plus fiable est de poser la question directement au Forem.

Ce qu’un bilan apporte : une analyse structurée de vos compétences, de vos intérêts et de votre positionnement sur le marché du travail, souvent avec des tests et des entretiens. Ce qu’il n’apporte pas toujours : l’accompagnement dans la durée, quand il s’agit de décider puis de passer à l’action.

L’orientation : Forem, Cité des métiers, VDAB

À côté du bilan, chaque région propose des services d’information et d’orientation, souvent gratuits :

  • En Wallonie, le Forem coordonne l’orientation professionnelle et propose de l’information sur les métiers et les formations.
  • À Bruxelles, la Cité des métiers (avec Actiris et Bruxelles Formation) accueille toute personne qui veut s’informer sur un métier, une formation ou une réorientation.
  • En Flandre, le VDAB propose aux travailleurs les loopbaancheques : 90 € pour 4 heures d’accompagnement de carrière dans un centre agréé, une fois dans la carrière, à partir de 7 ans d’expérience. Le VDAB annonce la fin de ce système au 31 décembre 2026, remplacé par un « loopbaankrediet ». Source : vdab.be.

Ces services sont précieux pour découvrir des métiers et des formations. Leur limite est souvent le temps : ils accompagnent beaucoup de monde, et le suivi individuel dans la durée n’est pas toujours possible.

La validation des compétences : prouver ce que vous savez déjà

C’est un autre outil, souvent confondu avec le bilan. La validation des compétences permet d’obtenir un titre de compétence officiel pour un métier que vous exercez sans en avoir le diplôme, en réussissant une épreuve pratique dans un centre agréé. En Wallonie, ces centres sont mis en œuvre notamment par le Forem et l’IFAPME, sous l’égide du Consortium de validation des compétences. Source : wallonie.be.

Elle est très utile si votre reconversion consiste à faire reconnaître un savoir-faire acquis sur le terrain. Elle ne vous aidera pas à choisir une direction : elle suppose que vous la connaissez déjà.

Le coaching de reconversion

Le coaching part d’une autre idée : vous avez déjà en vous beaucoup des réponses, mais vous tournez en rond, seul·e avec vos questions. Le coach ne vous fait pas passer de tests pour vous dire quel métier faire ; il vous aide à clarifier ce que vous voulez, à explorer, à confronter vos pistes au réel, puis à décider et à agir, séance après séance.

Deux choses à savoir, en toute honnêteté :

  • « Coach » n’est pas un titre protégé. N’importe qui peut l’utiliser, quelle que soit sa formation. Il vous revient donc de poser des questions : comment le coach s’est-il formé, quelle est sa méthode, quel est son parcours professionnel, combien coûte l’accompagnement et combien de séances prévoir ?
  • Le coaching est en général payant et ne bénéficie pas d’un financement public comparable aux services régionaux. Certaines entreprises acceptent de le financer pour leurs travailleurs.

Pour être transparente sur mon propre cas : je me suis formée au coaching en autodidacte, par un long travail personnel et des outils éprouvés de l’orientation professionnelle, en m’appuyant sur un master de l’ULB et plus de dix ans en assurance qualité dans l’industrie. Je n’ai pas de certification de fédération de coaching, et je ne réalise pas de bilan de compétences au sens officiel. Mes tarifs sont affichés sur la page tarifs.

Le comparatif en un coup d’œil

Bilan / orientationValidation des compétencesCoaching de reconversion
La question« Qu’est-ce que je sais faire, vers quoi aller ? »« Comment prouver ce que je sais faire ? »« Comment décider et passer à l’action ? »
Pour quiToute personne qui s’interroge ; certains services sont réservés aux chercheurs d’emploiPlus de 18 ans, avec une expérience dans le métierToute personne en questionnement, en poste ou non
Qui le proposeForem, Cité des métiers, VDAB, opérateurs reconnusCentres agréés (Forem, IFAPME…)Coachs indépendants
CoûtSouvent gratuit ou peu coûteuxÀ vérifier auprès du centrePayant, prix variables selon le coach
Point fortAnalyse structurée, information sur les métiersUn titre officiel reconnuSuivi individuel dans la durée, orienté décision

Comment choisir, concrètement

  1. Si vous êtes demandeur·se d’emploi, commencez par en parler au Forem (ou à Actiris, ou au VDAB) : un bilan ou une orientation font partie de votre accompagnement.
  2. Si votre problème est un diplôme manquant pour un métier que vous exercez déjà, regardez la validation des compétences.
  3. Si vous ne connaissez pas encore les métiers possibles, les services d’orientation régionaux sont un excellent point de départ.
  4. Si vous avez déjà des idées mais que vous tournez en rond depuis des mois, que vous avez besoin d’un suivi régulier ou d’un rythme compatible avec votre emploi, le coaching est souvent plus adapté.

Et rien n’empêche de combiner : beaucoup de personnes commencent par une orientation gratuite pour découvrir des métiers, puis se font accompagner pour décider et construire leur plan. Si vous êtes en souffrance au travail, en burn-out ou en dépression, la priorité est un suivi médical ou psychologique : ni un bilan ni un coaching ne le remplacent (voir reconversion après un burn-out).

Si vous hésitez encore, le premier échange que je propose dure 30 minutes et il est gratuit. Si je pense qu’un bilan ou un service du Forem vous conviendra mieux, je vous le dirai.

Et si on en parlait ?

Le premier échange dure 30 minutes, il est gratuit et sans engagement. Vous repartez au minimum avec une piste concrète.

Premier échange gratuit